Aqueduc du Gier


La Grand’Croix, La Jardière, mars 2009

Des terrassements dans un nouveau lotissement ont remis au jour le canal souterrain sur une vingtaine de mètres. Mal localisé, il n’a été vu que peu de temps et très vite réenterré. Un regard rectangulaire de 62 x 75 cm (2 pieds x 2½ pieds), profond d’environ quatre mètres, a été détruit.

Genilac, pont-siphon sur la Durèze

On croyait que ce pont avait quinze arches. Le réexamen de ses ruines à la lumière de son dessin par Guillaume Marie Delorme (XVIIIème siècle) a permis de s’assurer qu’il avait en fait seize arches.

Saint-Joseph, Grange Blanche, 2007 et 2008

Plusieurs sondages de reconnaissance effectués en février 2007 par C. Coquidé, de l’INRAP, sur l’emprise d’un futur lotissement ont retrouvé le canal enterré et, plus haut, à proximité du cimetière, un témoin de la « tranchée supérieure » que l’on sait courir parallèlement quatorze mètres plus haut. En juin 2008 la tranchée a été fouillée et décrite sur 89 m par G Maza. Elle a été interprétée comme un projet primitif mis en travaux, puis abandonnée pour un nouveau tracé à un niveau inférieur qui, lui, a été mené à bien. Un compte rendu de cette fouille est consultable sur le site Internet d’ARCHEODUNUM.

Saint-Maurice-sur-Dargoire, le pont des Granges, 2007

En 2007 un nouvel article, Le « dessin manquant », une suite à l’odyssée des dessins de G.M.DELORME [n°151, 11-13] a surpris plus d’un lecteur. La collection acquise à Paris était identique à celle consultée en 1818. Mais dans celle-ci, alors et déjà certainement bien auparavant, il manquait un pont, le pont [R]. Par ceux qui l’encadraient, on savait qu’il s’agissait du pont des Granges, à Saint-Maurice-sur-Dargoire, l’un des plus beaux, et ce pouvait bien être la raison de sa disparition. Cette lacune était vraiment regrettable. Jean BURDY et Henri BOUGNOL, avec l’aide d’André HERNOUD, se sont mis dans l’idée de restituer le dessin manquant à la manière, au plus près possible, de DELORME. Dix-huit mois de travail ont été nécessaires pour mener à bien le projet. Les deux planches de la «  Restitution 2007 [des] Ruines du Pont-Chaussées-Aqueduc » ont été offertes à la Ville de Lyon et, après acceptation par le Maire, remises officiellement aux Archives Municipales.

Mornant, La Croix de l’Orémus, 2006-2007

Après des sondages préparatoires, C. Coquidé a fait en décembre 2006, pour l’INRAP, une belle fouille dans l’emprise de ce nouveau lotissement. Le canal enterré à faible profondeur a été dégagé sur 94 m. Bien qu’ayant perdu sa voûte sur toute sa longueur, à l’exception de 2 m, un regard de petit module a cependant pu être décelé, long de 1,90 m, parois comprises. Un an après le regard de grand module prévisible en aval a été décelé à la distance normalisée de deux actus. Il n’en restait que le fond, carré, de 93 cm (3 pieds) de côté.

Orliénas, Forafrais, mai 2009

Le canal est enterré dans un pré à quelques décimètres de la surface. L’intérieur a pu être vu sur quelques mètres de chaque côté d’un petit effondrement de la voûte.

Chaponost, avenue Paul Doumer, n°2, 2008-2009

En aval du carrefour de la Madone, le canal souterrain traverse l’avenue Paul Doumer. En novembre 2008 il a été rencontré au fond d’une tranchée d’assainissement sous la chaussée. Les piédroits avaient été détruits anciennement jusqu’au radier. En avril 2009, en préalable à de nouvelles constructions dans le terrain voisin en aval, le canal en tranchée couverte a été mis au jour, trouvé bien conservé et fouillé sur quelques mètres.

Chaponost, avenue Paul Doumer, n°43, octobre-novembre 2008

Au carrefour de l’avenue de Moulin-les-Metz les restes du canal ont été atteints à 2,5 m de profondeur dans la tranchée d’un égout. Très entamé par des travaux antérieurs, il était réduit à peu de chose.

Chaponost, rue Amable Audin, 2009-2010

Le regard des Viollières, déplacé de 50 m en 2006 pour éviter sa destruction pure et simple, a été aux trois quarts enterré « pour ne pas constituer un contresens didactique ». Après l’aménagement des abords le monument, laissé à l’air libre sans la protection et les quelques travaux de maçonnerie nécessaires, se délabrait dangereusement.En 2010, l’association Histoire et Patrimoine de Chaponost a fait réaménager le site et ajouter une protection contre les intempéries.

Chaponost, Le Plat de l’Air, 2009-2010

En décembre 2007 une importante subvention de mécénat (300 000 €) a été attribuée par la Fondation du Patrimoine et Total pour la restauration des arches du Plat de l’Air. Les travaux ont été confiés à ARCHIPAT sous la responsabilité de l’architecte en chef des monuments historiques D. Repellin. Une étude préalable exhaustive du monument, avec diagnostic, état sanitaire, tests et échantillons, a été rapidement réalisée. Elle a été présentée dans une exposition publique fin 2008. Deux secteurs de restauration distincts ont été retenus, le premier des six arches (piles 27 à 33) entre la Vieille route et la route des Aqueducs, le second de cinq arches plus en aval (piles 69 à 74). Les travaux de consolidation, renforcement, restitution partielle et protection, par l’Entreprise COMTE, ont commencé en 2009 et se poursuivront en 2010.


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